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Chapitre 3.7
Samedi 7 février
Version audio
17 h 15

En fait, elle nous a ramenées à la supérette. Laura a garé sa voiture tout au fond du parking, en marche arrière pour surveiller du coin de l’œil si quelqu'un approchait. Elle a laissé tourner le moteur pour que nous ayons bien chaud.

Elle m’a fait descendre.

Elle a poussé le siège du passager puis le sien le plus possible en avant.

Nous nous sommes installées sur la banquette arrière.

Elle a verrouillé les portières. 

Nous nous sommes enlacées beaucoup plus commodément que sur les sièges avant.

Grands baisers sensuels.

Douces caresses sur la poitrine.

Glissement entre les jambes qu’on ne peut se retenir d’écarter.

L’excitation devenait insupportable : nous avions aussi envie l’une que l’autre.

Et, à mon grand étonnement, me revenait sans cesse la pensée de ces quatre hommes de la brasserie. J’imaginais ce beau blond en érection…

— Laura ?

— Oui ?

— Si je n’avais pas été vierge, on serait allées s’asseoir à leur table ?

— Bien sûr ! J’en mourais d’envie… Mais tu n’es pas encore prête pour ce genre d’aventure, ma jolie Manon ! Pour l’instant, tu vas t’occuper de moi !

Elle m’a bâillonnée d’un baiser particulièrement sensuel. J’ai senti que nous en étions toutes les deux arrivées à un même degré d’excitation : nous nous retrouvions enfin vraiment. D’un seul regard, nous nous sommes comprises.

J’ai retiré mes bottes.

Laura a retiré ses boots.

Dans une synchronisation presque parfaite, elle a retiré son jean et moi mes gros collants de laine.

Ça nous a fait rire.

— Et la petite culotte ?

— Non, il vaut mieux la garder pour protéger la banquette…

— Vu comme on est toutes les deux, ça risque de pas protéger grand-chose !

Nous avons couvert note intimité sous nos manteaux pour avoir bien chaud. Nous nous serions presque crues sous la couette ! Couvertes de caresses, nous n’avons pas tardé toutes les deux à mouiller notre culotte comme je m’y attendais. J’ai passé la main sous son chemisier pour sentir la douceur veloutée et la rondeur de ses seins. Elle a  glissé sa main dans ma culotte. J’étais trempée.

— Ça va quand même tacher le siège !

— On s’en fout ! Je nettoierai.

Je suis allée aussitôt vérifier si elle mouillait autant que moi.

— Il va y avoir deux taches sur la banquette.

— On s’en fout, je te dis !

Vous devinez la suite ; ce n’est pas la peine que je vous raconte ! 

Juste que c'est Laura qui a joui la première et que je lui ai crié que je l’aimais à la folie !

Calmées, nous sommes restées longuement enlacées, sans bouger tant nous étions bien… Entre deux mots tendres, entre deux commentaires des plaisirs partagés, nous avons décidé de ne pas aller chez elle. Ça m’éviterait bien des problèmes avec mes parents !

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