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Chapitre 3.2
Samedi 7 février
Version audio
10 h 00

Il ne faisait pas très chaud dans la cuisine, mais nous avons tout de même préféré rester nues pour prendre le petit déjeuner, avec juste une serviette de bain jetée sur les épaules. Ça nous plaisait d’entretenir cette ambiance érotique, ce climat de sexe que nous voulions sentir habiter chaque instant qui nous semblait plus intensément partagé…  

Laura aimait le café au lait.

Moi, je trouve ça plutôt indigeste.

Je lui ai demandé un thé léger, comme à la maison.

J’avais mal au ventre ; ce n’était pas un problème digestif !

J’avais tellement joui que j’ai pensé que je serais calmée pour un bon moment !

Laura a pris deux croissants et les a placés sous ses seins :

— Ça ferait un chouette soutien-gorge !

Rigolade.

Nous nous sommes encore embrassées longuement.

Je suis allée récupérer mon string qui traînait piteusement depuis la veille sur le tapis du salon et je l’ai tendu à Laura :

— Il est mort, tu peux le jeter. Je te rendrai ta culotte quand on se reverra !

— Tu peux la garder en souvenir…

Elle a pris mon string et l’a embrassé.

— Moi, je crois que je vais le manger pour que le souvenir de ce que nous avons vécu toutes les deux fasse définitivement partie de moi…

Nous avons traîné, hors du temps, mais il a bien fallu se décider : je me suis rhabillée pour rentrer à la maison.

— Tu pourrais peut-être revenir ce soir qu’on passe encore une nuit de folie toutes les deux ?

— J’aimerais bien, mais ma mère risque de soupçonner quelque chose. Et en plus mon père va rentrer de Genève. Il va me faire des histoires…

— Et demain, tu pourras ?

— J’espère, mais je sais pas encore… Ça va dépendre… Je t’appellerai pour te dire.  

— De toute façon, tu peux venir à la maison quand tu veux, même quand mes parents sont là. On sera tranquille dans ma chambre. En mettant un CD, ils croiront qu’on travaille !

Je connaissais la musique !

— Manon…

— Oui ?

— Je suis tellement contente que tu sois venue ! Je n’oublierai jamais ce qu’on a vécu toutes les deux !

— Et ce n’est qu’un début !…

Petit rire coquin.

Bisous.

Je suis partie, heureuse mais le cœur déchiré de devoir la quitter, que cette séquence inoubliable de ma vie soit close.

Je lui ai fait un signe d’au-revoir depuis la rue. Malgré le froid, elle m’a regardée partir, juste vêtue de son collier ! Et d’un seul coup, elle a ouvert la porte toute grande et m’a offert sa nudité, les jambes et les bras écartés.

J’ai failli faire demi-tour pour aller l’embrasser.

Mais non, il ne fallait pas : elle allait attraper froid.

En tous les cas, si le voisin d’en face était à sa fenêtre à ce moment-là, il a dû se régaler !

20… 18… 16… 14…

Oh oui, la petite culotte rose, je la garderai en souvenir, bien rangée dans ma boîte à secrets. Vu le plaisir que j’avais connu avec Laura et ce que je sentais changé en moi, il faudrait même que je l’encadre !

12… 10… 8…

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